15 février 2009
Referendum
Il est temps de prendre une décision ferme et définitive quant à l’avenir de ce blog. Je suis en panne d’inspiration. Très envie de continuer. Au départ ce blog avait un thème, une histoire à raconter. Là je m’en suis bien écartée, c’est parti un peu dans tous les sens. Je trouve ca trop brouillon, irrégulier, sans continuité.
Alors ou bien on part du principe que le ‘trop brouillon, irrégulier et sans continuité’ c’est la définition même de mon cerveau et donc ce blog resterait le lieu d’expression de mes triturations cérébrales où je laisserai libre cours à mon dédoublement de personnalité, ou bien on arrête tout.
Pour que MissInes fasse des efforts et se bouge les fesses pour les MAJ de son blog
Tapez 1
Pour que MissInes s’arrête de faire des comebacks comme une star des années 80
Tapez 2
Pour que MissInes arrête d’avoir honte de vous affronter parce qu’elle n’ose plus dire qu’elle n’a pas avancé d’un pouce sur son projet
Tapez 3
Pour que MissInes aie la bénédiction des saintes chamailleries
Tapez 4
Pour que MissInes se remette dans la course au preums pour ne pas laisser Alexia tomber tous les records
Tapez 5
Pour que MissInes raconte tout ce qu’elle veut dans son blog parce qu’au fond on s’en fout du thème
Tapez 6
Pour que MissInes arrête cette formidable aventure humaine parce que c’est que du bonheur
Tapez 7
Je sais que ca fait super vaniteux. Je n’ai pas le courage de prendre de décision toute seule

13 décembre 2008
Dans la liste…
J’ai envie d’une énorme barbe à papa
J’ai envie d’habiter sur un nuage et de glisser sur un arc en ciel en sortant de chez moi
J’ai envie d’épouser Cyril
J’ai envie de trouver un bouton off dans ma tête pour qu’elle s’arrête de psychoter
J’ai envie de revoir Merlin l’enchanteur, Peter et Elliot et Les mystérieuses cités d’or
J’ai envie d’enterrer mes plantes…elles sont toutes mortes !
J’ai envie d’écrire
J’ai envie du friand au chèvre chaud d’Alexia
J’ai envie de combler le vide affectif dans lequel je suis noyée
J’ai envie de me péter les tympans dans un bon concert rock
J’ai envie d’un chocolat chaud
03 décembre 2008
Désintox
Je me doutais bien que j’allais avoir du mal à me détacher de mon job.
Je l’ai quitté il y a 7 mois et 20 jours. Je continue à appeler mes anciens collègues pour voir si on a fait les chiffres du mois. J’ai arrêté de ranger les rayons quand je fais mes courses il y a un mois. J’évite de comparer systématiquement mon travail actuel par rapport à ce que je faisais. Quand j’utilise ‘nous’ dans une discussion, c’est en référence à mon ancienne équipe.
Je suis heureuse de m’être sortie du rythme de folie dans lequel j’étais embourbée. Mais voilà, aujourd’hui je me suis retrouvée dans une formation face au DM France de mon ex-principal concurrent. La rechute a été instantanée. Je retrouve un vocabulaire qui m’est très familier, un cadre de réflexions et des méthodes qui m’ont conditionnée des années durant. C’est tellement bon !
La ménagère de moins de 50 ans continue à me hanter. Le sevrage n’est pas encore achevé. Un jour j’y arriverai…j’espère !
28 novembre 2008
La mutante
Depuis que j’ai changé de travail, il m’arrive des chooooooses étraaaaaanges. Ma vie est en mutation. Mon cerveau se dégage peu à peu de l’hibernation hyaluronique dans laquelle il a sombré des années durant. J’apprivoise un nouveau langage, des mots qui par le passé m’auraient valu le bucher : sortir du travail à l’heure, rester chez moi quand je suis malade, prendre des vacances… la pire c’est…(j’ai encore honte de le dire)…mmmm ! je suis heureuse d’aller bosser ce matin !
Et c’est toute la perception de l’environnement qui m’entoure qui change. J’ai des réactions bizarres. Il m’arrive de rire aux éclats. Je ne crie plus. Je ne vomis plus à cause de coup de sang au travail. Je fais du théâtre. Je dors bien, la nuit entière sans me réveiller pour noter des trucs à faire sur mon carnet. Je suis sevrée des screen lunch.
Et ca c’est rien. Maintenant je commets des actes d’une violence extrême. On ne peut plus me retenir. Mon entourage s’inquiète. Maintenant, je sors. Et l’apothéose c’était ce soir : je suis allée au cinéma avec des copines et…putain ce que ça fait du bien !
25 novembre 2008
Le Bon, la Bête et le Truand
La malédiction du retour continue à s’abattre chaque fois que je mets les pieds dans un aéroport parisien.
Accueillie par une nouvelle machine de lutte pour le chômage, j’ai passé une plombe avant qu’elle ne me donne ma carte d’embarquement. Ensuite une jolie blonde au sourire pincé m’a dit que j’avais un kilo et demi d’excédent.
- Oui mais j’ai fait un régime et je viens de perdre 3kg, ça ne compense pas ?
- Non, mais par contre vous pouvez vider votre valise et prendre 1.5kg en bagage à main
- Vous plaisantez ?
Non pas du tout. Déballage de la valise, on repèse, on retire des chaussures, on rerepèse… je rêve, un vrai souk !
Laissez-moi m’asseoir dans mon siège que je dorme. La gentille machine m’a filé le siège couloir collé aux chiottes, que du bonheur.
Le stress de découvrir mes compagnons de voyage : un chiard qui va pleurer tout le vol ? Une vieille radoteuse qui va me saouler ? Non ! Un hollandais aussi grand qu’un basketteur pro qui essaie tant bien que mal de s’asseoir. Impossible ! Je lui cède gentiment mon siège couloir et me place au milieu. C’est bon on peut y aller ? L’avion démarre et j’entends mon voisin de gauche psalmodier en se balançant. Merde un barbu ! La poisse ! Je ne sais par quelle gentillesse l’hôtesse nous offre du champagne. Mon voisin de gauche faisait des bons tandis que je trinquais avec mon voisin de droite. Plateau repas végétarien pour l’un qui, soit dit en passant, mangeait comme un porc et Heineken à flot pour l’autre. Mon hollandais s’excusait chaque fois qu’il me touchait, on a dû lever l’accoudoir tellement il ne rentrait pas dans son siège, pendant que mon barbu s’encastrais dans le hublot chaque fois que je lui frôlais le coude.
Deux extrêmes et moi…le cul entre deux sièges.
26 juillet 2008
The last survivor
Après une grande discussion avec moi, j'ai décidé de faire les démarches pour donner mes organes.
Ouah MissInes, quel acte courageux, une telle générosité, c'est tout à ton honneur.
Rien de tout ça. L'idée de me faire barbecueter après ma mort ayant du mal à faire son chemin dans ma tête, je cherche juste une fin un peu plus séduisante que de me faire bouffer par les vers, même si servir d'engrais à des plantes c'est déjà pas mal.
Bref, le fantasme d'immortalité devant être inhérent à la condition humaine, je ne vois que deux moyens d'assouvir le mien : faire des bébés et donner mes organes, dans les deux cas ce seront des bouts de moi-même qui survivront à ma mort.

20 juillet 2008
Flower Instinct
Dans le cadre de ma nouvelle vie, j’ai pris ‘stabilité’ en option. Des années que je déménage d’appart en appart avec des cartons jamais vraiment défaits, un endroit où dormir plus qu’un vrai chez moi.
Mesure radicale. J’ai mis des plantes sur mon balcon : des géraniums, de la sauge, du basilic et du romarin. Je les arrose, je les taille, des fois on se tape la discute. Je me sens investie d’une mission, j’ai un devoir envers ces fleurs, comme quand Spike a dû s’occuper d’un œuf comme d’un bébé (Les années Collège pour ceux qui font semblant de ne pas comprendre de quoi je parle).
Certaines mauvaises langues ne me donnent que quelques mois avant de déclarer l’heure du décès de mes plantes…les paris sont lancés.

16 juillet 2008
Ma Dem'
Moi : Je peux te parler un instant…c’est très important
DM : Tu as une tête bizarre
Moi : Ca fait 2 jours que je n’ai rien mangé
DM : Rien de grave j’espère
Moi : Je ne sais pas…je m’en vais
DM : Pourquoi ?
Moi : L’envie n’y est plus, j’ai besoin de changer d’air.
Mes yeux se voilent. Impossible de m’arrêter. D’une main tremblante et sans pouvoir soutenir son regard, je lui tends ma démission :
DM,
Je t'écris ce mot en t'attendant. Je ne suis pas sure qu'après t'avoir annoncé la nouvelle j'aurais encore la force de trouver mes mots. De toute façon, j'ai toujours été plus à l'aise à l'écrit qu'à l'oral.
Comme je te l'ai dit (enfin j'espère que j'aurais pu te le dire), ces propositions me sont tombées dessus sans que je n'aie jamais fait aucune démarche. Même si je râle souvent, ça a toujours été 'H. à la vie à la mort'.
Indépendamment des raisons qui ont fait que j'ai accepté, mon seul regret qui fait que cette épreuve est pour moi insurmontable, c'est que je ne puisse pas t'emmener avec moi. Les gens changent, les amis restent, le boulot s'apprend, mais tu es irremplaçable. Maintenant que je pars et que je n'ai plus de frontières 'hiérarchiques' qui nous séparent, je peux dire ce que je veux.
DM, je te dois tout, ce que je suis, ce que j'ai appris, ce que je suis devenue. Une sorte de mentor que je regarde avec l'admiration qu'ont les petits devant leur maîtresse en rêvant d'être comme elle. Je pense que c'est ce qu'ils t'ont fait qui m'a définitivement dégoutée. Je n'ai pas su exprimer mon soutien pour toi, ma pudeur me l'interdisant. Je pars la mort dans l'âme pour une seule raison : toi.
13 juillet 2008
New(s)
Quand son travail c’est toute sa vie, en changer c’est un peu comme commencer une nouvelle vie. Je ne suis pas une adepte du changement mais je ne pouvais plus continuer comme ça. Une démission, quatre kilos en moins et un pétage de plomb plus tard, me revoilà.
Nouveau job, nouveaux amis, nouvelles occupations, nouveau look, nouvelle façon de voir les choses…je revis enfin !

03 avril 2008
Je fais le ménage dans ma vie

Absolument tout : mes placards, mon bureau, mes neurones, mes amis, mes gouts, mes principes, mon job, mes sentiments... j'ai décidé d'essayer d'être moi-même (c'est pas garanti)
