04 mars 2009
Quand on vit seul…Acte 1, Scène 2 : on sort
On a du temps…pour sortir, pour les programmes de dernière minute.
On n’est pas déçu si une sortie n’est pas géniale car on peut la refaire dès le lendemain.
On ricane quand on sait que les ami€s marié(e)s doivent programmer ca 10 jours à l’avance : négociation avec le mari, lui préparer ses plats préférés pendant une semaine, interdiction de râler, s’approprier des dons de psy pour lui annoncer sans le vexer qu’il n’est absolument pas convié, garde des petits…
On rentre à pas d’heure sans devoir rendre des comptes à personne, et si on fait un petit effort, ben on ne rentre pas du tout
Ca a l’air génial comme ça non ? Ben pas du tout. Essayez voir de vous pomponner pendant des heures (bain avec des bougies, épilation, brushing, maquillage…) et au moment de sortir vous enfilez votre plus belle robe qui vous fait un décolleté de la mort qui tue mais dont la fermeture éclair est au dos.
28 février 2009
Quand on vit seul…Acte 1, Scène 1 : le non bricolage
J’ai passé un long moment, de l’ordre des deux mois, à faire pipi dans le noir. Rien à voir avec un nouveau stade d’expérimentation de ma sur-confiance en moi ou de mes capacités de vision nocturne. L’ampoule a tout simplement grillé.
On retire les trois fois où je me suis plantée, incapable au moment de l’achat de me souvenir s’il me fallait une ampoule à baïonnette ou à…pas baïonnette.
Après j’ai essayé de grimper sur une chaise pour atteindre des hauteurs improbables mais mon mètre arrondi 65 a décidé de me narguer à 10cm de l’objectif. Empiler deux chaises sans harnais de sécurité, risquer ma vie en me noyant dans la cuvette des chiottes, m’électrocuter parce que je ne suis pas très sure des fils à éviter… Je fermais la porte à chaque fois au lieu de profiter de la lumière du couloir, je garde une certaine pudeur vis-à-vis des fantômes qui hantent ma maison. J’ai essayé de mettre des bougies mais c’est vraiment la dernière chose à laquelle on pense quand on a une envie pressante.
Moralité de l’histoire : un homme à la maison, c’est très pratique !
21 février 2009
Désenchantée
Je crois que je dois définitivement renoncer à comprendre certains comportements humains dans un cadre professionnel. On a beau me prévenir, j’ai beau me répéter que ca peut arriver…rien à faire, mon cerveau n’imprime pas. Je me demande si ce ne sont pas des séquelles lointaines de mon éducation chez les bonnes sœurs, une naïveté à me coller des baffes.
Une histoire toute bête, l’organisation de l’anniversaire d’une copine qui tout d’un coup a pris des proportions démesurées. ‘Tu commets une grave erreur de management, tu montes les gens les uns contre les autres’. Trop zut ! Je suis une conspiratrice.
La contre-attaque s’organise : on place ses pions, on ressort les archives, on soudoie les mouchards, on compare les versions, on croise les infos, on baisse son froc, on tire sans viser, on blesse des personnes, on jouit en foutant la merde, on se vautre dans la mesquinerie, on se tape le ventre de jubilation et on assène le coup fatal en révélant la surprise la veille de l’anniversaire.
Pourquoi ? De la méchanceté gratuite, des commérages de vieilles putes…oui mais pourquoi ? On bosse ensemble, on n’a ni à s’aimer, ni à se détester. S’il m’arrive de ne pas porter un collègue dans mon cœur, je ne peux éprouver autre chose que de l’indifférence. Alors pourquoi ? Semer la pagaille plutôt que de regarder les gens dans les yeux pour leur dire ce qu’on pense, parler pour ne rien dire au lieu de se concentrer sur son travail. Pourquoi ?
Il faut que j’arrête de croire que la vie c’est comme chez les Bisounours même si je n’en ai pas particulièrement envie.
15 février 2009
Referendum
Il est temps de prendre une décision ferme et définitive quant à l’avenir de ce blog. Je suis en panne d’inspiration. Très envie de continuer. Au départ ce blog avait un thème, une histoire à raconter. Là je m’en suis bien écartée, c’est parti un peu dans tous les sens. Je trouve ca trop brouillon, irrégulier, sans continuité.
Alors ou bien on part du principe que le ‘trop brouillon, irrégulier et sans continuité’ c’est la définition même de mon cerveau et donc ce blog resterait le lieu d’expression de mes triturations cérébrales où je laisserai libre cours à mon dédoublement de personnalité, ou bien on arrête tout.
Pour que MissInes fasse des efforts et se bouge les fesses pour les MAJ de son blog
Tapez 1
Pour que MissInes s’arrête de faire des comebacks comme une star des années 80
Tapez 2
Pour que MissInes arrête d’avoir honte de vous affronter parce qu’elle n’ose plus dire qu’elle n’a pas avancé d’un pouce sur son projet
Tapez 3
Pour que MissInes aie la bénédiction des saintes chamailleries
Tapez 4
Pour que MissInes se remette dans la course au preums pour ne pas laisser Alexia tomber tous les records
Tapez 5
Pour que MissInes raconte tout ce qu’elle veut dans son blog parce qu’au fond on s’en fout du thème
Tapez 6
Pour que MissInes arrête cette formidable aventure humaine parce que c’est que du bonheur
Tapez 7
Je sais que ca fait super vaniteux. Je n’ai pas le courage de prendre de décision toute seule

13 décembre 2008
Dans la liste…
J’ai envie d’une énorme barbe à papa
J’ai envie d’habiter sur un nuage et de glisser sur un arc en ciel en sortant de chez moi
J’ai envie d’épouser Cyril
J’ai envie de trouver un bouton off dans ma tête pour qu’elle s’arrête de psychoter
J’ai envie de revoir Merlin l’enchanteur, Peter et Elliot et Les mystérieuses cités d’or
J’ai envie d’enterrer mes plantes…elles sont toutes mortes !
J’ai envie d’écrire
J’ai envie du friand au chèvre chaud d’Alexia
J’ai envie de combler le vide affectif dans lequel je suis noyée
J’ai envie de me péter les tympans dans un bon concert rock
J’ai envie d’un chocolat chaud
03 décembre 2008
Désintox
Je me doutais bien que j’allais avoir du mal à me détacher de mon job.
Je l’ai quitté il y a 7 mois et 20 jours. Je continue à appeler mes anciens collègues pour voir si on a fait les chiffres du mois. J’ai arrêté de ranger les rayons quand je fais mes courses il y a un mois. J’évite de comparer systématiquement mon travail actuel par rapport à ce que je faisais. Quand j’utilise ‘nous’ dans une discussion, c’est en référence à mon ancienne équipe.
Je suis heureuse de m’être sortie du rythme de folie dans lequel j’étais embourbée. Mais voilà, aujourd’hui je me suis retrouvée dans une formation face au DM France de mon ex-principal concurrent. La rechute a été instantanée. Je retrouve un vocabulaire qui m’est très familier, un cadre de réflexions et des méthodes qui m’ont conditionnée des années durant. C’est tellement bon !
La ménagère de moins de 50 ans continue à me hanter. Le sevrage n’est pas encore achevé. Un jour j’y arriverai…j’espère !
28 novembre 2008
La mutante
Depuis que j’ai changé de travail, il m’arrive des chooooooses étraaaaaanges. Ma vie est en mutation. Mon cerveau se dégage peu à peu de l’hibernation hyaluronique dans laquelle il a sombré des années durant. J’apprivoise un nouveau langage, des mots qui par le passé m’auraient valu le bucher : sortir du travail à l’heure, rester chez moi quand je suis malade, prendre des vacances… la pire c’est…(j’ai encore honte de le dire)…mmmm ! je suis heureuse d’aller bosser ce matin !
Et c’est toute la perception de l’environnement qui m’entoure qui change. J’ai des réactions bizarres. Il m’arrive de rire aux éclats. Je ne crie plus. Je ne vomis plus à cause de coup de sang au travail. Je fais du théâtre. Je dors bien, la nuit entière sans me réveiller pour noter des trucs à faire sur mon carnet. Je suis sevrée des screen lunch.
Et ca c’est rien. Maintenant je commets des actes d’une violence extrême. On ne peut plus me retenir. Mon entourage s’inquiète. Maintenant, je sors. Et l’apothéose c’était ce soir : je suis allée au cinéma avec des copines et…putain ce que ça fait du bien !
25 novembre 2008
Le Bon, la Bête et le Truand
La malédiction du retour continue à s’abattre chaque fois que je mets les pieds dans un aéroport parisien.
Accueillie par une nouvelle machine de lutte pour le chômage, j’ai passé une plombe avant qu’elle ne me donne ma carte d’embarquement. Ensuite une jolie blonde au sourire pincé m’a dit que j’avais un kilo et demi d’excédent.
- Oui mais j’ai fait un régime et je viens de perdre 3kg, ça ne compense pas ?
- Non, mais par contre vous pouvez vider votre valise et prendre 1.5kg en bagage à main
- Vous plaisantez ?
Non pas du tout. Déballage de la valise, on repèse, on retire des chaussures, on rerepèse… je rêve, un vrai souk !
Laissez-moi m’asseoir dans mon siège que je dorme. La gentille machine m’a filé le siège couloir collé aux chiottes, que du bonheur.
Le stress de découvrir mes compagnons de voyage : un chiard qui va pleurer tout le vol ? Une vieille radoteuse qui va me saouler ? Non ! Un hollandais aussi grand qu’un basketteur pro qui essaie tant bien que mal de s’asseoir. Impossible ! Je lui cède gentiment mon siège couloir et me place au milieu. C’est bon on peut y aller ? L’avion démarre et j’entends mon voisin de gauche psalmodier en se balançant. Merde un barbu ! La poisse ! Je ne sais par quelle gentillesse l’hôtesse nous offre du champagne. Mon voisin de gauche faisait des bons tandis que je trinquais avec mon voisin de droite. Plateau repas végétarien pour l’un qui, soit dit en passant, mangeait comme un porc et Heineken à flot pour l’autre. Mon hollandais s’excusait chaque fois qu’il me touchait, on a dû lever l’accoudoir tellement il ne rentrait pas dans son siège, pendant que mon barbu s’encastrais dans le hublot chaque fois que je lui frôlais le coude.
Deux extrêmes et moi…le cul entre deux sièges.
26 juillet 2008
The last survivor
Après une grande discussion avec moi, j'ai décidé de faire les démarches pour donner mes organes.
Ouah MissInes, quel acte courageux, une telle générosité, c'est tout à ton honneur.
Rien de tout ça. L'idée de me faire barbecueter après ma mort ayant du mal à faire son chemin dans ma tête, je cherche juste une fin un peu plus séduisante que de me faire bouffer par les vers, même si servir d'engrais à des plantes c'est déjà pas mal.
Bref, le fantasme d'immortalité devant être inhérent à la condition humaine, je ne vois que deux moyens d'assouvir le mien : faire des bébés et donner mes organes, dans les deux cas ce seront des bouts de moi-même qui survivront à ma mort.

20 juillet 2008
Flower Instinct
Dans le cadre de ma nouvelle vie, j’ai pris ‘stabilité’ en option. Des années que je déménage d’appart en appart avec des cartons jamais vraiment défaits, un endroit où dormir plus qu’un vrai chez moi.
Mesure radicale. J’ai mis des plantes sur mon balcon : des géraniums, de la sauge, du basilic et du romarin. Je les arrose, je les taille, des fois on se tape la discute. Je me sens investie d’une mission, j’ai un devoir envers ces fleurs, comme quand Spike a dû s’occuper d’un œuf comme d’un bébé (Les années Collège pour ceux qui font semblant de ne pas comprendre de quoi je parle).
Certaines mauvaises langues ne me donnent que quelques mois avant de déclarer l’heure du décès de mes plantes…les paris sont lancés.

